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Hauts-de-France : 4% des plus de 60 ans en état de "mort sociale"

11/10/2021 à 09h37

L'association Les Petits Frères des Pauvres a publié une étude accablante sur la solitude et l'isolement des personnes âgées en France. Dans les Hauts-de-France, environ 50 000 personnes âgées ne seraient plus dans aucun des cercles familiales, amicales, associatifs et de voisinage.


En France, environ 530 000 personnes seraient isolées de leurs familles, de leurs amis et même de leur voisinage. Un chiffre deux fois plus élevé qu'en 2017 qui représente l’équivalent de la ville de Lyon. Ce phénomène serait accentué  par la transition démographique et la précarité grandissante, notamment depuis le début de l'épidémie de COVID-19. La plus grande partie de ceux que l'on appelle en "mort sociale" gagne moins de 1.000 euros par mois.
Dans le dernier baromètre publié par l’association Les Petits Frères des Pauvres, on apprend que c’est dans les Hauts-de-France que les plus de 60 ans sont les moins isolés du cercle familial : 19% se sentent isolés de leur cercle familiale contre 28% sur l'ensemble du territoire. 

Comment agir pour faire face à cette situation ?


L'association préconise de prioriser les sorties en extérieur pour lutter contre la perte d'autonomie et l’isolement.
Les Petits Frères des Pauvres appellent à “faire de la lutte contre l’isolement des personnes âgés un axe majeur dans la construction de politiques publiques de prévention de la perte d’autonomie”

« Aujourd’hui, 200 000 personnes en Hauts-de-France sont en situation d’isolement. Parmi elles, 15 à 20 000 bénéficient d’associations autour d’elles, ce qui fait 180 000 personnes sans solution, appuie le directeur. La réponse ne peut pas être individuelle, ce ne sont pas Les Petits Frères des Pauvres qui ont la solution, seule une mobilisation générale nous permettra d’affronter les enjeux de demain. On estime que la région comptera 660 000 personnes âgées de plus en 2040. Communes, centres sociaux... l’action doit être collective pour faire diminuer l’isolement. On doit, aujourd’hui, préparer demain. Les vieux de demain, c’est nous, ne l’oublions pas. », ajoute Alain Villez, président de l'association.

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