Accueil  >  Actualités  >  Lille: un pacte "bas carbone" pour lutter contre le réchauffement climatique

Lille: un pacte "bas carbone" pour lutter contre le réchauffement climatique

Jeudi 22 juillet, une alerte pollution aux particules arrive comme une piqure de rappel du réchauffement climatique en cours. Lille entend faire face à l'urgence en fédérant 115 acteurs de l'immobilier autour de 90 propositions. 


Un épisode de pollution aux particules PM10 est en cours dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. À l'origine? les activités économiques industrielles, agricoles et le trafic auto.

"Le niveau d'information et recommandation pour les particules PM10 devrait être dépassé aujourd'hui sur ces deux départements. La qualité de l'air sera donc dégradée à mauvaise sur la région en lien avec les particules fines et l'ozone."

Des canicules de plus en plus fréquentes 


Deux éléments empêchent actuellement la dispersion de ces particules: le manque de vent et les températures actuelles élevées par rapport à une moyenne de 20° en été. Les épisodes de canicule sont également de plus en plus fréquent.

Statistique : les 5 étés les plus chauds depuis 1900 se sont tous produits au XXIe siècle : 2003, 2018, 2019, 2017, 2015.


La ville, un îlot de chaleur


En ville particulièrement, subsiste des îlots de chaleur en période estivale.
Lorsque les canicules apparaissent, il existe dans la vague de températures chaudes, des points encore plus chauds (entre 2° et 6° de plus). Ces îlots de chaleur se situent dans les centre-villes, tandis que les températures dans les zones rurales sont un peu moins chaudes.

En cause:

  •  Absence de végétaux et d'eau
  • Circulation d'air limitée par les immeubles
  • Matériaux emmagasinant la chaleur le jour et la restituant la nuit
  • Activités humaines dégageant de la chaleur

En réponse à cette problématique,  Martine Aubry, maire PS de Lille, et Audrey Linkenheld, première adjointe en charge de la transition écologique ont présenté leur pacte "bas carbone" le 18 juin dernier.

Pour les futures constructions immobilières, 115 promoteurs, bureaux d'études, architectes, bailleurs sociaux se sont engagés à respecter de nouvelles contraintes écologiques à Lille, Lomme et Hellemmes.

"Nous avons travaillé pour faire en sorte d'aller plus loin que la réglementation et de trouver des solutions innovantes dans tous les domaines, que ce soit la récupération des déchets, la place de la nature".

Martine Aubry, maire de Lille


Encourager la végétalisation des bâtiments


La municipalité lilloise s'est engagée sur 90 nouvelles règles comme la végétalisation de 100% des nouveaux bâtiments aux toitures plates, la plantation de trois arbres pour un abattu et le développement de stations et garages à vélo. 

En 2021, 31 millions d'euros, soient 37% du budget d'investissement de la ville, sont consacrés à cette transition climatique via les modes de déplacements doux,  la réduction ou le changement de mode d'éclairage public ou du chauffage des écoles, la rénovation énergétique, la végétalisation des cours d'école, les créations d'espaces verts et les bâtiments à haute performance environnementale.

Lille est également finaliste du prix "capitale verte européenne" cette même année, elle s'était, avant cela, engagée pour la période 2020-2026 à planter 20 000 arbres, alors que la ville en comptait 36 000.

Retrouvez l'intégralité de nos émissions et replays Toutes les émissions