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La génodique : de la musique diffusée aux plantes

WEO 04/03/2021 à 17h24

Je vais vous parler aujourd'hui des bienfaits de la musique sur les cultures agricoles.
Je ne vous cache pas qu'il y a quelques années l'idée faisait sourire mais de plus en plus d'agriculteurs se sont mis à utiliser cette méthode avec des résultats surprenants, ce qui a commencé à intéresser de plus en plus les scientifiques. Cette discipline a un nom on l’appelle la génodique, entendez par là génome et mélodique

Et il semblerait que ce soit une alternative aux pesticides. On pourrait résumer la génodique comme de la musique diffusée aux plantes. Ces musiques ce sont les protéines de musique ou protéodies (contraction de protéines et mélodie). Et cette méthode permettrait de traiter des maladies comme les champignons et les parasites, et d'aider à la croissance des plantes et à leur développement.

Tout ça est très sérieux et validé scientifiquement il y a 2 ans par l'Université de Cergy-Pontoise qui a publié une étude sur le sujet dans la revue scientifique Heliyon.

Les résultats sont là y compris sur des maladies réputées incurables, même avec les méthodes chimiques. la sharka du pêché, l'esca qui provoque la mort des pieds de vigne au point que chaque année une part importante doit être renouvelée, la tavelure du pommier, le botrytis sur les tomates, le mildiou sur les raisins, et j'en passe, toutes ces maladies sont tenus en respect par les protéodies.

Ces fameuses protéodies ne sont pas l'oeuvre d'un mélomane, mais plutôt de la science, on peut alors parler de musique scientifique et même physique. Lors de la synthèse des protéines, des acides aminés émettent des fréquences, des mélodies, qui peuvent stimuler ou inhiber une protéine responsable soit d’une maladie, soit du bon développement d’une plante.
Les tons graves ont tendance à stimuler sa fabrication tandis que les aigus l’inhibent.

Cette méthode parait plutôt efficace puisque plus de 200 agriculteurs français l'utilisent et une société, GENODISCS, commercialise cette solution sous forme de boitiers et de hauts-parleurs répartis sur les récoltes. Ces boitiers s’installent sur des terrains arboricoles, viticoles et ça fonctionnerait même pour l’élevage. On savait que les bovins étaient sensibles à Beethoven et Mozart, notamment les boeufs de Kobe, et bien on sait désormais qu'ils sont également sensibles aux protéodies.

La musique adoucit les moeurs des humains, ça on le savait, mais elle renforcerait également les plantes et les animaux. Et ça c’est plutôt poétique non ?
Une chronique de Guillaume Hallard, journaliste chez Wéo

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